Joséphine Jacques-André-Coquin : « L'escrime est pour moi un moyen de répondre à l'appel de Dieu »
[Athlètes de Dieu 4/6] Pour mettre Dieu au cœur des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, nous donnons cet été la parole à des sportifs qui n’ont pas seulement la gagne, mais aussi la foi. Cette semaine, une escrimeuse de l’équipe de France.
L’escrime est un amour de jeunesse. Une passion née pendant un cours d’initiation au centre de loisirs de Drancy (Seine-Saint-Denis) — j’avais 7 ans. Au club de Bondy, que j’ai ensuite rejoint avec ma petite sœur Lauren, le plaisir de jouer n’a fait que croître. Les maîtres d’armes Ignace, père et fils, m’ont tout appris. À 18 ans, j’ai pourtant décidé de mettre l’escrime entre parenthèses. Je ne voulais pas que ma carrière sportive se fasse au détriment de mes études.
Quand elle a eu vent de ma démarche, qu’elle trouvait courageuse, Marie-Gabrielle, une escrimeuse avec laquelle j’avais fait quelques compétitions, m’a écrit un message de soutien. Dans la conversation, elle m’a dit qu’elle allait participer l’été suivant aux Journées mondiales de la jeunesse, à Sydney. « Les JMJ, c’est comme des mini-Jeux olympiques de la foi », m’a-t-elle expliqué, enthousiaste. C’était bien la première fois que nous parlions de Dieu ensemble !
Un tournant dans ma vie de foi
Cette discussion inattendue a allumé quelque chose en moi — ou plutôt rallumé, ravivé. J’ai en effet reçu une éducation catholique dans mon enfance. Je suis allée au catéchisme jusqu’à ma première communion. Nous faisions parfois la prière du soir en famille. Avec ma mère, nous allions de temps en temps à la messe à Livry-Gargan, ou en Martinique lorsque nous étions en vacances, chez ma grand-mère.
Plus que tout, j’aimais à chanter dans la chorale de la paroisse, car je me sentais alors particulièrement proche de Dieu. LIRE LA SUITE ICI