Les évêques du Cameroun appellent à une gouvernance responsable pour relever les défis nationaux
Lors de leur 48e Séminaire annuel tenu du 4 au 11 janvier dans le Diocèse Catholique de Buéa, les membres de la Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun (CENC) ont exprimé leurs inquiétudes face à la dégradation des conditions sociales, économiques et politiques du pays. Ils ont appelé à une gouvernance éthique, une unité nationale renforcée et des actions concrètes pour soulager les souffrances des populations.
Dans leur message intitulé « Prenez courage, n’ayez pas peur », publié le 11 janvier, les évêques ont dénoncé la stagnation économique persistante et la précarité croissante. Ils ont rappelé leur lettre pastorale de 1990, exhortant les autorités à placer le bien-être des citoyens au centre de leurs priorités, tout en appelant les Camerounais à un examen de conscience collectif, rapporte Aciafrique.
Malgré ces appels, ils constatent une aggravation des défis :
Fardeau fiscal : Une pression croissante sur les populations vulnérables.
Inapplication des lois : L’article 66 de la Constitution, obligeant les responsables à déclarer leurs biens, reste ignoré.
Mauvaise gestion des ressources : Le pillage économique, notamment dans les secteurs miniers et agricoles, entrave le développement durable.
Corruption et gouvernance défaillante
Les évêques décrivent la corruption comme un « cancer persistant » sapant les fondations du pays. Ils dénoncent la mauvaise gestion des infrastructures publiques et le manque de transparence dans les décisions gouvernementales.
Faisant écho au discours de fin d’année du Président Paul Biya, les évêques appellent à une action résolue contre la corruption et à une gestion efficace des affaires publiques pour restaurer la confiance et favoriser la paix sociale.
« Un pays riche en ressources naturelles comme le Cameroun ne peut prospérer que si justice, équité et bonne gouvernance deviennent les piliers de son développement », concluent-ils.

